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Monuments de la Ville

Le centre d’Héraklion est confiné par les murs vénitiens, qui constituent les plus grandes fortifications de la Méditerranée orientale et un des monuments les plus importants de la cité. Au cours des siècles, le centre historique d’Héraklion a subi d’innombrables changements, additions et influences par 5+1 civilisations : Minoens, Romains, Byzantines, Arabes, Vénitiens et Turcs ont vécu ici et ont laissé leurs marques à l’histoire, la civilisation et l’architecture de la cité.

 

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Murs vénitiens

Les murs vénitiens d’Héraklion encerclent le centre historique de la ville et constituent la plus grande fortification de la Méditerranée orientale.

Leur construction a commencé au début du 13ème siècle par les vénitiens, quand l’ancien mur byzantin n’était plus suffisant pour protéger la cité et sa population croissante. Leur construction a été effectuée en deux étapes et elle a été achevée au début du 17èmesiècle, selon le nouveau « système de bastion ». Leur périmètre extérieur était entouré par un fossé profond, au-delà de laquelle des ouvrages de défense et des forts plus petits ont été construits. Sur ses côtés terrestres il y a sept bastions (Sampionara, Vitturi, Jésus, Martinengo, Bethléem, Pantocrator, Agios Andreas) et neuf portes (Sampionara, Vitturi, Jésus, Martinengo, Bethléem, Pantocrator, Agios Andreas, Dermata et du port ou du Quai). Grâce aux nouveaux murs, Candie, comme s’appelait Héraklion à cette époque, a réussi à résister pour plus de 20 ans au siège de l’armée ottomane (1648-1669).

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LA FORTERESSE DE LA MER (ROCCA A MARE) ou « KOULES »

Le château en pierre dominant sur le port vénitien de la ville était un chantier très important pour les vénitiens pendant une époque où les pirates constituaient une menace sérieuse pour la Crète. Elle a été construite vers le milieu du 16ème siècle à la position d’un fort plus ancien et elle est devenue connu sous le nom Forteresse de la Mer (Rocca a Mare). Pendant l’occupation ottomane une petite mosquée avec minaret a été construite et utilisée comme lieu d’emprisonnement. Pendant cette période il a maintenu le nom Koules, sous lequel elle est connue jusqu’à nos jours. Le bâtiment a été récemment renouvelé et maintenant il abrite un musée moderne avec des expositions historiques et archéologiques. Horaires d’ouverture : Prix d’entrée : Site :  
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Rue 25 août (Ruga Maistra)

La rue des Martyres de 25ème août

La rue piétonnière d’Héraklion qui commence par les « lions » et aboutit au port vénitien de la cité était importante pour l’histoire et la civilisation de la ville depuis l’occupation vénitienne, comme toutes les villes vénitiennes, parmi lesquelles Candie, se développaient ayant comme axe le port. Ruga Maistra, comme elle s’appelait alors la rue 25 août, reliait le centre administratif de la ville avec le port, qui commençait par la Porte du Quai et allait jusqu’à la Porte Voltone. Tout au long de la rue il y avait des édifices merveilleux, comme Saint Titos, la Loggia, le Palais Ducal, la Fontaine Morosini et Saint Marc ; alors, cette rue était le chemin le plus impressionnant à Candie du 17ème siècle. En effet, les autorités vénitiennes attachaient d’une importance particulière à l’image élégante de la région, et pour cette raison elles avaient pris de décrets spéciaux sur la construction et les façades des bâtiments sur la rue Ruga Maistra.

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LES CHANTIERS NAVALS (ARSENALI)

Les chantiers navals sont de grandes espaces couvertes des dômes au bord de la mer, dans lesquels les navires ont été trainés pour les constructions nécessaires navales, l’entretien et l’entreposage. Au début du 17ème siècle, il y avait trois tels chantiers navals dans la ville. Le plus ancien (Arsenali Antichi) était au sud du port et s’est effondré le 19ème siècle, probablement à cause d’un tremblement de terre. Le deuxième chantier naval (Arsenali Vecchi), à l’ouest du précèdent a été construit dans les années 1550 avec quatre espaces, et le troisième (Arsenali Nuovi et Nuovissimi) a été complété au début du 17ème siècle, il comportait dix départements et il était à l’est du port. Les chantiers navals vénitiens continuaient de répondre aux besoins du port même pendant la période ottomane.

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LOGGIA

La Loggia est considérée un des monuments les plus brillants de la Crète vénitienne. Elle a été construite en 1628 par le gouverneur général Francesco Morosini et elle fonctionnait comme un lieu de rencontre de l’ordre des nobles. Le bâtiment à deux étages est décoré avec des colonnes d’ordre dorique au rez-de-chaussée et d’ordre ionique au premier étage. La décoration extérieure du bâtiment est aussi particulièrement soignée, lorsqu’ en haut du rez-de-chaussée il y a la frise avec des représentations en relief différentes, comme le lion de Saint Marc, des trophées, des armures et autres. Après la conquête de la Crète par les ottomanes en septembre 1669, la Loggia, avec le bâtiment d’Arméria, a été utilisée comme le siège du « Defterdari », c’est-à-dire de l’officier responsable pour la gestion financière de l’île, tandis que pendant la période entre-deux-guerres les services de la Municipalité d’Héraklion y ont été installés.

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ARMÉRIA

Les besoins de défense de Candie imposaient, entre autres, la construction d’un grand dépôt d’armes au centre de la ville, à proximité immédiate avec les bâtiments des autorités militaires. Pour satisfaire cet objectif, l’Arméria (Armeria ou Armamento) a été construit, qui a été relié au bâtiment de la Loggia plus tard. Le bâtiment a pris sa forme définitive au début du 17ème siècle, après de différents travaux d’extension. Après la conquête de la ville en 1669, les ottomanes ont utilisé le bâtiment comme un dépôt d’armes que les vénitiens n’ont pas pu prendre avec eux, alors que pour un certain temps il a été utilisé pour la collection et garde des taxes de toute l’île. En effet, en 1890 ils y ont trouvé cinq coffres en bois décorés avec le symbole de la domination vénitienne, le lion de Saint Marc, qui contenaient des flèches, des balles de fer, des accessoires d’armes, des restes des cottes de mailles etc.

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LA FONTAINE MOROSINI - LIONS

La fontaine emblématique d’Héraklion, “lieu de rencontre” au centre de la ville, elle a été initialement construite pour résoudre le problème pratique de distribution d’eau pendant l’occupation vénitienne. De nombreux fonctionnaires vénitiens qui étaient au service en Crète ont associé leur nom aux travaux publics ayant pour but la satisfaction des besoins de Candie en eau. Un des exemples les plus caractéristiques est l’aqueduc et la fontaine qui ont été construits par Francisco Morosini et qui apportait de l’eau par la région d’Archanes au centre de la ville. La fontaine a été inaugurée en avril 1628 et sa décoration était impressionnante avec des lions, des dauphins, des blasons, et en haut il y avait une statue de Poséidon tenant un trident.

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BASILIQUE SAINT-MARC – GALERIE D’ART MUNICIPALE

La basilique Saint-Marc a été construite en 1239 sur la PLAZZA DELLE BIADE (place des Céréales) et elle était la Cathédrale de Crète. Le temple occupait une position importante dans la société pendant l’époque de l’occupation vénitienne. D’ici tous les maîtres et les fonctionnaires commençaient leur service officiellement et le peuple y demandait la protection du Saint. Dans ce même espace les ducs et les membres de la noblesse officielle ont été enterrés dans des sarcophages avec des représentations en relief. Deux de ces tombes sont aujourd’hui visibles à l’est du temple. À nos jours, l’édifice abrite la Galerie d’Art Municipale et des œuvres choisies par le dépôt riche d’œuvres d’art de la Municipalité d’Héraklion, comme par exemple des peintures de Maria Fioraki, de Lefteris Kanakakis, de Thomas Fanourakis et d’autres artistes célèbres.

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PORTES

Il y avait de nombreuses entrées intégrées dans la clôture défensive pour la communication de Candie fortifiée avec le « reste du monde ». Ces portes, selon leur utilisation, ont été distinguées en urbaines, c’est-à-dire celles qui, sauf la défense, ont été utilisées pour les besoins de circulation des citoyens et des biens et en militaires, celles qui ont été utilisées exclusivement pour la garde de la ville, comme par exemple la porte Bethléem. Néanmoins, indépendamment de leur utilisation, presque toutes les portes étaient près de bastions ou autres points forts de la fortification afin d’offrir une protection suffisante en cas d’attaque ennemie.

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LES BASTIONS DE CANDIE

LES BASTIONS DE CANDIE

 

Au début du 17ème siècle la fortification de Candie avait pris sa forme définitive et comprend sept bastions en forme de cœur ou de triangle, qui étaient de l’est à l’ouest : le bastion Sampionara (c’est-à-dire du sable), le Bastion Vitturi (construit par le Gouverneur General Giovanni Vitturi), le Bastion de Jésus, le Bastion Martinengo (construit par l’ingénieur vénitien Gabriele Martinengo), le Bastion Bethléem, le Bastion Pantocrator, le Bastion de Saint Andreas. À l’intérieur ils avaient des galeries qui amenaient aux points différents de la fortification et au fossé autour des murs. Ces bastions étaient les piliers de la défense pendant le siège de Candie par les ottomans (1648-1669), qui était le siège le plus long dans l’histoire européenne et ils ont subi de grandes destructions, surtout les deux bastions côtières (Bastion Sampionara et Bastion de Saint Andreas).

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Porte d’Agios Andreas

Porte d’Agios Andreas : la « Porte d’Assaut »

Pendant les dernières années de siège de Candie qui était sous l’occupation vénitienne, le mur côtier, la partie la plus faible de la fortification, était intensément attaquée par les Turcs. Hors et autour du Bastion d’Agios Andreas (ou du Saint-Esprit) des fortifications additionnelles sont construites. C’était inutile. Les Ottomans ont répondu en ouvrant des minas et en construisant deux collines de terre en face des bastions Sabbionara et Agios Andreas. Au sommet des collines ils ont placé leur artillerie lourde et ils ont attaqué le port, en dissipant toute espoir d’approvisionnement et communication de la forteresse avec l’Ouest. En janvier 1669 la situation était dramatique. Le Bastion d’Agios Andreas était déjà pris.

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PORTE DE SAINT GEORGES

Porte d’Agios Georgios : la porte avec les trois noms

Le créateur de la Porte d’Agios Georgios était Julio Savorgnano, l’intelligent ingénieur militaire et architecte, responsable pour la nouvelle cour de Candie. La porte impressionnante est construite au côté nord (fianco) de Bastion Vitturi la période 1562-1566, comme en témoigne la date 1565 qui est gravée sur ses deux faces. L’entrée, du côté de la ville, est formée avec un soin particulier, avec des colonnes qui rappellent l’antiquité, ioniques, à droite et à gauche de l’ouverture. Sur la porte, entre deux plaques avec le lion de Venise, une plaque de marbre rond en relief d’Agios Georgios est encastrée, après que la porte est dédiée au militaire saint.

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PORTE BETHLÉEM

Portes Bethlehem : la porte avec le nom « joyeux »

Une petite église de la Vierge de Bethlehem, construite sur les champs, en dehors du mur, a donné son nom au bastion adjacent. Deux portes militaires du même nom, la Sud et la Nord, servent le Bastion Bethlehem. Toutes les deux conduisent à des « places basses », avec les doubles canonnières communes, d’où commencent des galeries de sortie (sortita) vers le fossé. Le front vers la ville de la Porte Nord Bethlehem se distingue pour sa configuration soignée, et rappelle à une entrée urbaine principale. Sur sa galerie de sortie, en dessus de l’encadrement de la porte, on peut distinguer gravée la date 1538.

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Porte Vitturi

Porte Vitturi : la « porte du Provéditeur Général »

Martinengo et Vitturi sont les plus puissants parmi tous les bastions de Candie. Le deuxième avait à l’origine le nom Bastion d’Agios Eleftherios, à cause d’une petite église qui se trouve à proximité, puis il prend le nom du Provéditeur Général (provveditore generale) Giovanni Vitturi, l’écusson duquel est encastré au coin du bastion quand les travaux finissent en 1540.

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Porte de Dermatas

Porte de Dermatas : la porte qui n’a pas couté cher

Sur la façade côtière de la fortification, entre les Bastions d’Agios Andreas et Sabbionara, s’ouvre la porte qui conduit sur le golfe sableux de Dermatas. Outre que Porte de Dermatas, parce qu’elle avoisine avec les laboratoires de cuir de Candie, elle s’appelle aussi Giudecca ou Judaica ou Juive, puisque le quartier juif s’étend près d’elle, dans le nord-ouest de la région fortifiée. La Porte de Dermatas est achevée pendant la période 1590-1595, et son coût était minime : seulement 100 zecchini (monnaies vénitiennes d’or). Et cela parce que les Vénitiens utilisent des pierres provenant des maisons démolies, et ils s’engagent pour la construction des gens de corvées, c’est-à-dire des paysans qui effectuent des travaux forcés.

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LA POSTE DE JÉSUS (PORTA DEL GESÙ)

Porte Jésus : la « plus belle de Candie »

En août 1588, quand Giambattista del Monte arrive en ville, le chef de l’armée commente qu’à son avis, Candie est le « plus beau château de l’Europe ». Ce n’est pas peut-être par hasard qu’un an plus tôt la Porte de Jésus a été achevée. Des siècles plus tard, à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, c’est la porte qui, attire l’attention de Giuseppe Gerola, l’historien et savant de la Crète Vénitienne Italien, qui a écrit que sa façade monumentale du côté de la ville est la plus belle de Candie. L’intelligent architecte militaire de Veron Mikele Sanmicheli est considéré comme le créateur de la façade magistrale.

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PORTE MAKASI

Porte Makasi : la « porte de la mémoire »

L’un de deux bastions les plus puissants est Martinengo, qui a été « baptisé » en l’honneur de Gabriele Tadini di Martinengo (1480-1544), l’ingénieur militaire vénitien distingué mais aussi un officier réussi, qui entreprend la supervision générale des travaux de fortification de Crète en 1519. La porte militaire qui conduit à la « place basse » sud-est du Bastion Martinengo, et de là au fossé, est connue comme Porte Martinengo ou Galerie Makasi - du mot turc qui signifie « aiguilleur ».

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PORTE DE PANTOCRATOR

Porte Pantocratoras : une porte pour tous

Une grande route, la Strada Larga ou Strada Imperiale ou Strada Larga di Panigra (des siècles plus tard elle était remplacée par l’avenue Kalokairinou, alias Platia Strata), conduit au côté ouest de la fortification vénitienne, où s’ouvre une des portes principales de la ville. La Porte Pantocratoras, comme elle est appelée, ou Porte Panigra, présente une particularité. C’est la seule utilisée par les citoyens et aussi par l’armée. Pour éviter l’implication du mouvement de ces deux, il y a deux entrées sur sa façade, et dans son intérieur il y a un mur transversal qui sépare les utilisations.

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PORTE SAMPIONARA

Porte Sabbionara : la « porte de la sable »

Le Bastion Sabbionara, avec le Bastion opposé d’Agios Andreas, constituent le « talon d’Achille » du mur. Ses faiblesses aident les Turcs à occuper Candie, après 21 ans de siège. Au début les Vénitiens l’appelaient petit Martinengo, par le nom du commandant Gerolamo Martinengo, puis le nom prévalent était Sabbionara, du fait qu’elle est fondée sur la plage sableuse (le sable en italien est sabbia).

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